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Les pigeons de Paris


Un texte d’une grande force métaphorique Dans un village isolé d’Espagne, Juan attend sur le pas de sa porte celles et ceux que l’on devine arriver au loin pour exproprier le vieil homme de là où il a vécu et grandi. Ils sont jeunes, pressés et ambitieux de faire table rase d’un passé, pour y construire un avenir à leur façon. Ce sont les enfants de Clio, fille d’expatriés à Paris revenus au village le temps d’un été, durant l’enfance de Juan.
Nous étions alors dans l’après-guerre, Clio rencontrait Juan, lui apprenait à lire et lui faisait découvrir un monde vaste et diversifié. Elle était la promesse d’un ailleurs, d’un avenir meilleur. Quelques cinquante ans après, Juan se rend à Paris répondant à l’ultime invitation de Clio, victime d’une tumeur maligne au cerveau. Clio lui laisse alors ses biens en héritage. De la petite à la grande Histoire, un texte sur le fil Si la nostalgie sous-tend le texte, c’est dans le contexte d’un enjeu mémoriel, incarné par les destinées de Juan et Clio (Muse de l’Histoire).
L’histoire de Juan témoigne que depuis l’après-guerre, la confrontation des valeurs s’est faite au détriment de celles d’une politique qui prônerait une Europe dite sociale. Quant à Clio, elle reflète une Europe malade, en perte de sens, dont la promesse d’un monde meilleur à vivre échoue. On connaît bien Victor del Arbol pour son art du scénario. Une fois encore, il excelle ici, dans une forme pour autant beaucoup plus courte qu’à son accoutumée.


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