ouvert du mardi
au samedi de 13h à 20h
23 rue Voltaire 75011 Paris

01 43 71 21 07
fax 09 55 63 23 63

Lettre à un paysan sur le vaste merdier qu’est devenue l’agriculture


Dans cette lettre à un paysan de 90 ans, Fabrice Nicolino revient, avec la verve, la précision et la limpidité qu’on lui connaît, sur les révolutions qui ont ébranlé l’agriculture : la standardisation à outrance et la mécanisation des cultures et de l’élevage, l’utilisation des pesticides et des engrais, l’influence grandissante des ingénieurs agronomes, le remembrement des terres, la limitation des semences, la mise de l’agriculture au service de l’industrialisation.
Et aujourd’hui, le braquage des terres à l’étranger pour pallier le manque de surface agricole. Il déplore ces "commandos français venus de l’Inra, de la recherche, de la haute administration, du syndicalisme paysan officiel" qui, "enivrés d’Amérique", ont sauté "sur les campagnes, fusillant sans jugement quelques millions de paysans", "enfermant à triple tour veaux, vaches et cochons, inondant les champs de nouvelles molécules chimiques, et finissant la journée en se tapant dans le dos de contentement." Reste aujourd’hui une question : "Ce qui a été fait peut-il être défait ? Oui, jurent quelques siphonnés, dont je suis, écrit-il.
(...) Mon vieux Raymond, (...) ne me dis surtout pas que tu ne regrettes rien. Moi, si. Une autre histoire était possible. Un autre monde reste à construire." Dans ce texte percutant, Fabrice Nicolino nous bouscule et appelle à retrouver la raison ainsi que, pour citer Paul Ricoeur, "la simplicité des choix fondamentaux".


Suivre la vie du site infos Suivre la vie du site catalogue | | Plan du site | SPIP | @elastick.net