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Les Fables de Maître Lie


Composées entre le IVe et le IIIe siècle avant notre ère, Les Fables de Maître Lie, ou Lie-tseu, sont un des trois écrits primordiaux du taoïsme, avec le Lao-tseu (ou Tao-Tö-King) et le Tchouang-tseu. Venues de ces temps lointains, Les Fables de Maître Lie semblent agir comme la bombe à dépoussiérer le temps des pensionnaires du moratorium, dans l’Ubik de Philip K. Dick. Cette savante marqueterie de fables sans morale, de remarques sans suite, de méditations sans logique, de bribes apparemment disparates, s’ordonne en un tableau nimbé des chatoiements et des irisations propres aux songes d’une vie meilleure. S’y dessine un archipel d’îles imaginaires dont chacune constitue un joyau singulier. La liberté de ton, l’audace critique et la dérision à l’endroit des préjugés les mieux établis nous fournissent par contraste la mesure de l’étroitesse de nos pensées et de nos moeurs. À lire Les Fables de Maître Lie, on se prend à rêver qu’à défaut de « rendre aux hommes l’étincelle prométhéenne », elles puissent suffire, en redorant pour un temps « le blason des chimères », à en tirer quelques-uns du cauchemar éveillé collectif où nous maintient la décomposition de notre univers factice. Effet de la relative désaffection dont il fait l’objet, le Lie-tseu a été peu traduit en français. On n’en recense guère que trois traductions complètes. Jugeant qu’aucune d’elles ne rend justice à un texte qui mérite mieux, nous en proposons une nouvelle, due à Jean Levi, dont nous avons déjà publié une traduction du Tchouang-tseu. Elle s’attache à rendre tangible l’enchantement de ces paraboles où la Joconde de l’utopie imprima son sourire.


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