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En 1963, Lino Aldani imagine une société encadrée par la consommation de masse et le risque de la maladie. "Je suis en règle, voici le thermomètre, les comprimés d’aspirine, les pastilles pour la toux... Ça, c’est la vitamine C ; voici la B-12, l’antiseptique, le leucoplast, la pommade ophtalmologique et l’étui d’antibiotique. J’ai tout ; vous ne pouvez pas me coller une amende". La journée commence mal pour Nicola Berti.
Il est dans le collimateur de la CGM (Convention Générale Médicale) et risque le contrôle sanitaire. Et quand on sort des clous de l’Etat-hygiéniste, il vaut mieux être bien couvert. Car dans cette société, la santé, c’est tout ou rien. Il y a du 1984 et du Meilleur des mondes dans cette nouvelle de Lino Aldani. L’ombre de Kafka n’est pas loin non plus et, avec quelques années d’avance, on peut même y trouver l’humour noir et l’implacable paranoïa du futur Brazil de Terry Gilliam (1985).
Aldani nous donne sa vision effrayante de l’Etat providence, une société bureaucratique où la bonne santé, à force de prévention, est érigée en norme absolue, et où tomber malade ne vous donne aucun droit, sauf celui de mourir dans le mépris le plus total.


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