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Une autre histoire des trente glorieuses

Modernisation, contestations et pollutions dans la France d’après-guerre


Trop souvent les historiens ont dépeint la période 1945-1968 comme une période de consensus sur la "modernisation" (une catégorie rarement interrogée), sur l’expansion économique orchestrée par l’État et sur les bienfaits des "progrès" scientifique et technique. Portée par la croissance, absorbée par "les choses" (Georges Perec), en marche vers une civilisation des loisirs et de la consommation, la population française aurait joyeusement embrassé, jusqu’au tournant de 1968, un modèle de société industrielle et technologique.
N’est-il pas temps pour les historiens d’en finir avec les "Trente Glorieuses" ? Cette catégorie historique reprise à l’envie dans les discours médiatiques et les manuels d’histoire fonctionne comme un mythe. Mythe d’une voie unique et nécessaire de "modernisation" à la française et d’héroïques décideurs ayant fait les bons choix. Mythe d’une vie meilleure pour le plus grand nombre mesurée en terme quantitatif de biens d’équipements.
Mythe d’une hexagonalité d’une croissance en réalité largement liée à un échange inégal avec le "tiers monde" et à un pillage des ressources naturelles limitées. Mythe d’une temporalité de trois décennies de bien-être social alors que les orientations et technologies solidifiées après-guerre ont généré une empreinte sanitaire (amiante, pollutions…) et écologique (déchets et radiations nucléaires, changement climatique…) bien plus profonde et durable.
Mythe, enfin, d’un large consensus autour de "la modernisation" allant du PCF au Gaullisme en passant par les chrétiens…


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