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Le Figuier


Aux premières pages, un atelier d’imprimerie, dans une ruelle proche de la Seine. Un homme y travaille, solitaire. Il édite de la poésie. Il en traduit, des langues les plus diverses. Il en écrit : poète amoureux de son labeur, des mots qu’il compose, qui fait "couler du soleil dans le plomb". Dans son passé, des images d’Europe buissonnière, de Grand Nord, de guerre d’Espagne. Et bien d’autres : comment les démêler ? Autour de lui, d’autres vies, tournées vers l’avenir. Ce livre commence en 1957, sur fond de guerre d’Algérie, et s’achève dix ans plus tard en Amérique centrale.
François Maspero, qui fut ces années-là libraire, éditeur et directeur de la revue Partisans, aurait pu rédiger la chronique d’un acteur et d’un témoin. Pourtant, ce n’est pas une autobiographie de plus. Certes, l’auteur y parle de ce qu’il a vécu et partagé. Mais son roman est avant tout un travail d’écrivain. Pas de jugements, de bilans, de portraits à clef ou de règlements de comptes. Ce qui importe pour lui, c’est de dire sa tendresse physique pour des êtres, leurs gestes, leurs idées, leurs rêves.
De dire le goût qui lui est resté de choses, de paysages, de lumières. De retrouver un sourire, de revivre sans en rien renier une joie ou un refus. De tisser, en conteur, sur cette trame première, une histoire qui se noue lentement jusqu’à la rupture finale. Et de chercher simplement, comme il l’a déjà fait dans Le Sourire du Chat, le sens de certains mots : ce sens, usé ou perdu, au lecteur de le retrouver avec lui, au détour d’une page.


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