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La révolte des cafards


Dans Mémoires d’un Bison (1972), Oscar Acosta racontait comment il avait brusquement décidé de fuir la vie d’avocaillon commis d’office qui lui était promise. L’histoire d’une sortie de route, d’un road-trip dans l’Ouest, d’une consommation outrancière de drogue et d’alcool, et d’une amitié avec Hunter S. Thompson.

Après ce premier texte en forme de genèse, le « Bison brun » raconte, dans La Révolte des cafards (1973), ces Chicanos dont il est l’avocat attitré avant de devenir l’un des porte-parole. Lassés des brimades, des injustices et du violent rejet de la société WASP, ces Américains d’origine mexicaine s’unissent dans un mouvement pour les droits civiques que la police de Los Angeles considère à l’époque comme « plus dangereux que les Black Panthers ». Au passage, Acosta participe à l’un des procès les plus fameux outre-Atlantique, réussit à ridiculiser la justice américaine, et va jusqu’à se présenter aux élections pour le poste de shérif du comté de Los Angeles.

Mégalomane mais incapable de se prendre au sérieux, héraut des Chicanos bien malgré lui, avocat de bas étage forcé de jouer dans la cour des grands, Oscar Zeta Acosta nous narre la contestation politique de la fin des années 1960 avec une verve sans pareille. Plus sombre que dans Mémoires d’un Bison, Acosta raconte le crépuscule d’une libéralisation de l’Amérique, loin de l’image mythifiée que l’on a gardée de cette période.


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