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Festival Istrati

Publié le jeudi 26 mars 2015
débat déjà tenu!
Le vendredi 15 mai 2015 à 18h00
FESTIVAL ISTRATI

Du 15 au 17 mai à la librairie Quilombo et au CICP.


Pour l’occasion, nous avons réalisé un journal de 8 pages avec des textes d’auteurs, de libraires, de comédiens, explorant les multiples facettes de l’écrivain roumain. Vous pouvez le lire en cliquant sur l’icône ci-dessous.

N’hésitez pas à nous transmettre votre adresse et de nous demander de l’envoyer par voie postale.


VENDREDI 15 MAI

18h Apéritif de l’amitié

Concert des Balkans

19h30 ZOGRAFI – Avec Cyrille Auchapt & Clément Oury
Dans l’univers de Panaït Istrati, écrivain roumain de langue française, un vagabond nommé Adrien Zograffi force son destin et nourrit les histoires de rencontres facétieuses. Les livres d’Istrati sont un feu d’artifice de saveurs, musiques, chagrins et joies.
Ce sont ses descriptions des Haïdoucs, rebelles des montagnes balkaniques, qui ont inspiré Cyrille Auchapt pour construire ce récital de chansons françaises, roumaines, macédoniennes, grecques et turques.

21h00 Mihai Orchestră
En Roumanie, chaque région a sa musique et son folklore. Mihai Orchestră est natif de la région de Bacau à l’est de la Roumanie près de la frontière Moldave. Cette musique fait voyager dans une transe aux mille sons ! Des bris de verres, des cris de joie mêlés aux sons du synthétiseur et du violon emplissent nos âmes d’un nouveau souffle et le corps danse naturellement.

Une participation au chapeau sera proposée à la fin du concert.

SAMEDI 16 MAI

14h « Panaït Istrati, écrivain français, conteur roumain »
Débat avec Roger Grenier, des éditions Gallimard et de Christian Delrue, président de l’association des Amis de Panaït Istrati.

Alors que l’on redécouvre aujourd’hui l’œuvre de Panaït Istrati, la vie de ce conteur roumain devenu écrivain français est encore peu connue. Roumaine par ses racines, française par sa forme, universelle par son caractère foncièrement humain, l’œuvre d’Istrati, à l’image de ses haïdoucs, bandits des Balkans, n’a cessé de se heurter aux cadres établis. De l’étoffe d’un Cendrars, d’un Kessel, d’un Gary, il fut homme avant d’être homme de lettres, conteur plus qu’écrivain.

16h « Panaït Istrati et l’URSS »
Débat avec Anselm Jappe, coordonnateur du livre La véritable tragédie de Panaït Istrati et Charles Jacquier, spécialiste du mouvement révolutionnaire de l’entre-deux-guerres.

Après seize mois passés en URSS, Istrati rentre finalement à Paris, écœuré par ce qu’il a vu. Parmi les tout premiers, il devine alors la réalité de la dictature stalinienne. Son destin et sa réputation basculent lorsqu’il fait paraître Vers l’autre flamme, confession pour vaincus, dans lequel, sept ans avant le Retour d’URSS d’André Gide, il dénonce avec une grande virulence l’arbitraire du régime soviétique. L’ouvrage contient trois volumes, et en réalité, seul le premier est de la plume d’Istrati. Les deux autres sont de Boris Souvarine et Victor Serge, auxquels le roumain a prêté son nom. Victime d’un violente campagne de dénigrement de la part des communistes, il se retire en Roumanie, où il meurt de tuberculose en 1935, abandonné de tous – ou presque.

18h « Panaït Istrati, notre contemporain »
Table ronde littéraire : avec Linda Lê et Patrick Pécherot.

Interdite en France pendant la Seconde Guerre mondiale, censurée en Roumanie et dans les pays du bloc de l’Est jusqu’à la mort de Staline, négligée dans des pays où elle avait été portée aux nues, l’œuvre et le nom de Panaït Istrati ont été oubliés pendant plusieurs décennies
Trois figures majeures de la littérature contemporaine nous parleront de leur découverte de Panaït Istrati, et nous présenteront à travers leurs histoires et leurs livres, l’incroyable héritage laissé par le vagabond roumain.

20h30 Lecture-musicale Haïdoucie par la Compagnie Attacafa
Adaptation de Pierre-Yves Hurtevent.
Avec Sarah Carpentier, Matthieu Ha et Loïc Lantoine.

Les haïdoucs, bandits d’honneur de Roumanie, viennent de subir une terrible défaite. Cosma, leur chef, n’est plus. Les balles de la potéra, milice à la solde des grands propriétaires et des seigneurs cupides, l’ont terrassé et ont mis fin à ses actions en faveur des opprimés et des misérables.
Quelque part entre les plaines du Baragan et les eaux éternelles du Danube, dans la Grotte aux Ours, ses hommes, harassés de fatigue, tentent de se réorganiser pour surgir à nouveau et le venger. Il y a là, parmi eux, Ellie le Sage, et sa flûte enchanteresse, Spilca le moine, Jérémie le fils de la forêt, et Motila le vataf, grande brute au cœur pur. Et à leur tête une femme, Florea Codrilor, « l’amante de la forêt, l’amie de l’homme libre, justicière de l’injustice ». Tous vont alors nous raconter leur histoire...

22h00 Lecture-musicale La jeunesse d’Adrien Zograffi par la Compagnie Léla
Adaptation de Lélio Plotton.
Avec Lélio Plotton et Jonathan Robert.

La jeunesse d’Adrien Zograffi, roman initiatique composé de quatre textes écrits entre 1926 et 1930 : Codine, Mikhaïl, Mes départs et Le pêcheur d’éponge, offre un chant d’amour, de justice et de liberté. Le héros qui a une dizaine d’années au début du roman va forger peu à peu sa liberté. Une liberté qui caresse sa peau et son esprit. La jeunesse d’Adrien est faite d’escapades dans les marais danubiens, entre la poésie d’un violon tsigane et les rixes meurtrières des hommes étouffés de misère.

DIMANCHE 17 MAI

12h Buffet grec et roumain

Mezés, moussaka, zatziki, feta, ouzo, pîta, baklava…Mititei, borche, polenta, mamaliga, platchynta… Des arômes et des saveurs méditerranéennes qui se révèlent être autant d’invitations au voyage. Avant de nourrir notre imaginaire grâce à la littérature, les spécialités grecques et roumaines serviront elles, à exalter nos sens et à nous mettre en appétit.

14h « L’amitié Istrati-Kazantzaki »
Table ronde avec Zygmund Blazynsky et Alexandra Medrea, membres de l’association des amis de Nikos Kazantzaki, Georges Stassinakis, président de la Société internationale des Amis de Nikos Kazantzaki et de Géraldine Chognard (sous réserve), libraire du Comptoir des Mots et membre des éditions Cambourakis.

Nikos Kazantzaki, auteur du formidable Alexis Zorba rendu célèbre grâce à Anthony Quinn et au cinéma, a été l’un des très grands amis de Panaït Istrati. Ils se sont rencontrés en URSS lors du dixième anniversaire de la révolution russe, et pendant seize mois, ils voyagèrent ensemble avec le projet fou de réaliser un livre à quatre mains sur l’étoile rouge et les espoirs de tout un peuple. Le « Crétois » et le « Céphalonite » se quitteront sur un désaccord profond suite à l’affaire Roussakov. Passe le temps et les années, et leur brûlante amitié flambe à nouveau et donne naissance à une fantastique correspondance.

16h « La littérature pour horizon »
Table ronde avec et Émeric Fisset, membre et fondateur des éditons Transboréal et d’Alain Dugrand, journaliste, écrivain et voyageur.

Si les multiples voyage et les nouveaux horizons ont permis à Istrati de récolter de fantastiques histoires, nombreux sont les autres « compagnons de route » contemporains du conteur roumain, à avoir puisé dans l’ailleurs, la matière afin de transcender la vie en littérature.
Peu importe le style ou la nationalité, tous ces écrivains savent qu’ « il n’y a qu’une espèce valide de voyages, qui est la marche vers les hommes » (Paul Nizan).

18h Spectacle Les Chardons du Baragan par l’association Lunes de jour et la Compagnie Le Virevoltant
Mise en scène et créateur des masques : Alban Lebrun.
Avec Thomas Devred, Anaïs Metray, Irène Ranson, Jonathan Robert et Olivier Rochereau.

Le jeune Mataké ne se résout pas à vivre l’existence misérable que ses parents lui ont laissée en héritage. Entraîné par le vent de Russie qui balaie de son souffle de glace l’immense plaine désertique du Baragan, une fois par an, les chardons fous invitent dans leur sillage tous les gamins avides d’un monde meilleur. Qu’advient-il de ces jeunes pousses déracinées ? On raconte que Mateïl, fils du pauvre Brosteanu est devenu un des plus grands quincaillers de Bucarest. Mais pour Mataké et son compagnon Yonel, pas de destin glorieux, simplement la rencontre avec le monde, son peuple ; la quête toujours renouvelée d’une place meilleure. Tout au long de ce voyage de misère, mais jamais misérabiliste, les personnages sont animés d’un optimisme profond.

Une participation au chapeau sera proposée à la fin de ce spectacle.

20h Lecture de Nerrantsoula par la Compagnie Doïna
Adaptation de Noémie Nael et Camélia Stanescu.
Avec Djalil Boumar, Coraline David, Anatole David, Christophe Guille, Noémie Nael.

Tout le monde à Braïla l’appelle sacadgitza, la porteuse d’eau, mais Marco, le narrateur amoureux, la surnommera Nerrantsoula, car elle sera pour lui sa petite orange amère, son petit bigaradier. Mais d’autres hommes convoitent l’orpheline... Ce refrain d’une chanson grecque donne son titre à ce roman de Panaït Istrati, où le Danube joue un rôle de premier plan. Ses crues redoutables transforment le destin de ses riverains, c’est à lui que revient le droit de semer la richesse et la pauvreté. C’est lui qui venge les amoureux de Nerrantsoula dont l’arrogance cruelle conduit un ballet infernal.
Nerrantsoula est un des plus beaux hymnes à l’enfance et à l’amour, thèmes chers à l’auteur des Récits d’Adrien Zograffi.


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