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De la lutte en milieu urbain

Quelles stratégie pour la reconquête du « droit à la ville » ?

Publié le mardi 12 novembre 2013

Après-midi de rencontre et de débat autour des questions urbaines

samedi 16 novembre 2013 à partir de 14 h à la CNT au 33 rue des Vignoles - Paris 75020

Contact : cnt.esa@gmail.com
ENTREE : PRIX LIBRE

Introduction : Jean-Pierre Garnier, sociologue

14h-15h : LE SENS POLITIQUE DE LA GENTRIFICATION - Table ronde animée par Anne CLERVAL, géographe

La gentrification désigne une forme particulière d’embourgeoisement qui concerne les quartiers populaires et passe par la transformation de l’habitat, mais également de l’espace public et des activités. Cette notion sert plus généralement les intérêts des classes dominantes en évinçant les classes populaires de la ville comme du débat public, donc de l’espace public dans ses différentes dimensions. La gentrification est une des armes de prédilection de la bourgeoisie et de ses serviteurs qui contribue à l’érosion de la conscience de classe des dominés, moyen efficace pour parer à l’émergence de conflits sociaux susceptibles remettre en cause l’état actuel des rapports de domination. L’objet de cette table-ronde sera d’analyser les modalités de ce phénomène et de discuter les moyens de le contrer.

15h-16h : LA VILLE SOUS CONTROLE SECURITAIRE - Table ronde animée par Jean-Pierre GARNIER, sociologue

En tant qu’espace privilégié de l’accumulation marchande, la ville est aussi devenue celui du développement exponentiel des contradictions inhérentes au capitalisme et des formes de refus et de contestation les plus aigües. En même temps qu’elle cherche à les réprimer, elle sécrète ainsi les forces de séditions qui mettent à chaque instant en péril l’ordre social dont elle est l’expression. Afin de « protéger » la population contre la prolifération de ce qu’ils considèrent comme de nouvelles menaces telles que l’ « islamisme », le « terrorisme », l’ « immigration clandestine », l’ « incivilité » ou les « violences urbaines », les pouvoirs publics des pays occidentaux ont élaboré, développé et mis en place tout un arsenal sécuritaire afin de dissuader ce nouvel “ ennemi intérieur ” de passer à l’acte et, au cas où il le ferait, en faciliter la répression. Ils confirment ainsi le lien entre l’aménagement urbain et le maintien de l’ordre social. Après avoir étudié les méthodes de contrôle étatique, la discussion portera sur les moyens à mettre en œuvre pour lutter contre ces manifestations de l’Etat policier et de sa ville policée.

16h-17h : L’ETALEMENT URBAIN - Table ronde animée par Jean-Luc DEBRY

L’étalement urbain désigne les nouvelles formes d’extension urbaine. Plusieurs causes ont été identifiées à l’origine de ce phénomène, dont notamment les choix résidentiels des ménages souvent dictés par les évolutions des marchés immobilier et foncier, et les facilités de déplacement ayant des conséquences sur l’environnement, sur le paysage, et sur l’organisation des territoires. La notion d’étalement urbain prend souvent la forme d’un habitat pavillonnaire qui marque le triomphe d’une idéologie, celle de l’aliénation désirée et de l’enfermement consenti. Dans ce modèle, l’obsession de l’hygiène et de la sécurité, le culte de la marchandise et de la propriété privée ont remplacé les solidarités et la culture de résistance des classes populaires. Cet univers, parfaitement structuré, circonscrit l’imaginaire dans un espace étriqué, accentue le repli sur soi et appauvrit une vie sociale déjà misérable. Suite à la présentation de ce phénomène, le débat portera sur l’urbain comme manifestation physique de l’organisation de la société de classe et sur les moyens de résistances à ce type de modèle.

17h-18h : Pause

18h-18h30 : Projection du film Marseille, Capitale de la rupture, Réalisation et production LA RABIA DEL PUEBLO (20’13), Licence Copyleft-2013

« Marseille, capitale de la culture européenne 2013 » est une instrumentalisation de la culture à des fins politiques, sociales et économiques pour redessiner une ville à l’image des promoteurs et au mépris de ses habitants qui se voient expulsés peu à peu. Ce film veut donner la parole aux acteurs concrets de la ville, ceux que l’on entend que trop rarement.

18h30h-20h : LES STRATEGIES DE LUTTE POUR LE DROIT A LA VILLE - Table ronde animée par les militants

L’idée de cette dernière table ronde est de discuter de la réappropriation du « droit à la ville » comme proposition politique de changement et d’alternative aux conditions de vie urbaine créées par les politiques néolibérales.En effet le droit à la ville ne peut se réduire à la question de l’accessibilité aux services de la « ville marchande » comme aime à le clamer un certain réformisme récupérateur, ni se confondre avec le mirage de la « démocratie participative ». En effet, doit-on s’interdire d’agir localement sur des facteurs globaux, et, en particulier, de réarticuler la « question urbaine » à la « question sociale », c’est-à-dire à la remise en question du type de société qui est la nôtre et de son inscription spatiale ? La démocratie directe et l’autogestion sont à la base de nos réflexions pour créer une société égalitaire dans une ville plus juste. Réfléchissons ensemble à la manière de bâtir des stratégies globales dans lesquelles les mouvements sociaux doivent jouer un rôle important par le biais des luttes quotidiennes.

20h-21h : Pause

21h00 : Concert de soutien - LA FIBRE (Cegi, Dayer, Gangrène, Sticky Snake) - Rap Rouge & Noir - Aveyron

Collectif militant basé dans les Grands Causses et ancré dans les luttes concrètes au quotidien, son rap développe une ambiance sombre et lourde de la colère dans laquelle il puise son inspiration. Des textes réfléchis et sans concessions sont pour eux le support de la lutte contre toutes les formes d’oppression du néolibéralisme telles que l’esclavage moderne, l’industrialisation, le salariat, la répression, le contrôle... Animée par la rage du refus et le désir libertaire, La Fibre s’attaque à toutes les plaies du capitalisme avec une détermination sans faille.

CET APRES-MIDI D’ECHANGES ET DE DEBATS EST PROPOSE PAR
LA SECTION SYNDICALE CNT-STE75 DE L’ECOLE SPECIALE D’ARCHITECTURE.
LA JOURNEE SE TERMINERA PAR UNE SOIREE-CONCERT AVEC PETITE RESTAURATION ET BAR AUTOGERE.

A cette occasion, une table de presse de Quilombo sera présente ce samedi 16 dans les locaux parisiens de la CNT.


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