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Comme les traits que laissent les avions


Micol, la fille aux longs cheveux roux qui s’échappent de son casque intégral, et Rachid, l’immigré toujours habillé d’un maillot de foot, ont tous les deux vingt ans. Micol vit d’un boulot précaire et arrondit ses fins de mois en livrant des pizza ; Rachid travaille au noir dans le bâtiment et ne s’en sort qu’en dealant du shit. Micol pense sans cesse à Rico, son grand amour perdu quelque part entre l’héroïne et les rues de Berlin. Rachid rêve d’un travail normal et d’une maison. Micol perd son job et Rachid, accusé d’un vol qu’il n’a pas commis, est renvoyé du chantier. C’est le moment des grandes décisions, le moment de partir, peut-être. Leurs chemins se croisent dans le phone center d’une banlieue morne, sous un ciel sans cesse traversé par les sillages blancs des avions. Bien que tout les oppose, le paradoxe auquel ils sont confrontés, peur du départ et nécessité de chercher ailleurs un futur meilleur, les rapprochera fatalement. Quelque chose va naître entre le clandestin et la chômeuse. Une amitié, une histoire d’amour, qui sait…

S’inspirant de la situation de l’Italie contemporaine, Vasco Brondi et Andrea Bruno transposent l’univers des jeunes de vingt ans dans Comme les traits que laissent les avions. Derrière les visages fermés des protagonistes de Comme les traits que laissent les avions défilent les rêves, les peurs et les espoirs de toute une génération, d’ici et d’ailleurs ; comme un fleuve qui ne cesse jamais de couler sous sa surface gelée. Un récit tout en ellipses, porté par l’écriture sèche, essentielle, de Brondi et le pinceau fébrile de Bruno.

Vasco Brondi se fait remarquer dans le paysage musical italien grâce au projet artistique Le luci della centrale elettrica (Les lumières de la centrale électrique). L’écrivain Marco Lodoli écrit de lui : « Voilà un artiste qui sait traduire en musique et en paroles l’univers liquide des jeunes de vingt ans, les chutes d’eau claire et les marais boueux : il s’appelle Vasco Brondi ». Son premier album, Canzoni da spiaggia deturpata (Chansons de plage défigurée), sorti en 2008, reçoit plusieurs prix dont le prestigieux Targa Tenco de la meilleure première œuvre. En 2010, Brondi entame sa collaboration avec Andrea Bruno en lui proposant de réaliser la pochette et le livret de son album Per ora noi la chiameremo felicità (Pour l’instant, nous allons l’appeler bonheur). En 2011, il participe à la tournée de Jovanotti et publie un troisième CD, C’eravamo abbastanza amati (Nous nous sommes plutôt aimés), recueil de chansons live et d’inédits.

Andrea Bruno (Catane, 1972) vit et travaille à Bologne (Italie) où il collabore à la rédaction de la revue Canicola. Il est un des principaux représentants de la nouvelle vague de la bande dessinée italienne et a exposé ses travaux dans le monde entier (Naples, Saint-Petersbourg, Luzern, Buenos Aires, Paris). Andrea Bruno a déjà publié aux éditions Rackham, Bouillon de néant en 2009, et Samedi répit en 2012.


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